mardi 31 mars 2015

El Viejo Coso : un monde à part



            Le Campo Grande domine les espaces verts de Valladolid, pourtant ils sont assez nombreux. Aujourd’hui je vous propose une balade dans sur une place assez méconnue des touristes, la plaza del Viejo Cozo. Lieu à part dans la ville, à deux pas du musée, c’est un peu à l’écart des grandes voies touristiques, que je vous propose une pause à l’abri du bruit et de l’agitation.

vendredi 27 mars 2015

El jardin de la sinagoga : outil politique ?

En haut de la muraille le jardin

            En me promenant à Astorga, dans l’espoir de trouver un endroit calme pour déguster mon sandwich, j’ai finalement échoué dans un parc charmant, vide en ces heures les plus chaudes. Sous l’ombre agréable de ses arbres j’ai découvert un lieu qui propose une escale entre histoire et vie quotidienne.

mardi 24 mars 2015

Le parc de la Alameda de Cervantès : la force des habitudes


            Le printemps est arrivé, c’est officiel, mon calendrier me l’a annoncé. Il est donc de bon ton de mettre le blog sur la même longueur d’onde. Aujourd’hui je débute une série sur les parcs et les places. Pour ceux qui voudraient retrouver toutes les visites de cette rubrique déjà bien entamée l’année passée c’est par ici. Commençons par une promenade dans le grand parc de Soria, la Alameda de Cervantès ou la Dehesa, qui propose des espaces variés pour tous les goûts.

vendredi 20 mars 2015

Museo Taurino de Salamanca : Ce qu'ils nous ont laissé...



Aujourd’hui, une visite qui risque de faire polémique, le musée Taurin de Salamanque, alors mettons tout de suite les choses au clair. Je ne trancherai pas ici sur la légitimité ou non de la corrida et de son maintien. Je vais l’aborder ici comme un musée retraçant un phénomène culturel particulièrement important dans une zone géographique donnée. Donc on ne débat pas dans les commentaires entre pro et anti-corrida, il y a suffisamment de forums pour ça.

mardi 17 mars 2015

Museo oriental de Valladolid : Une promenade sur les rivages de l'Asie



            A l’heure où les pays d’Asie et leurs cultures sont très à la mode, notamment chez les jeunes, un voyage dans ces contrées lointaines pourrait bien nous tenter. Mais voilà, ce n’est pas tout près, vos budgets sont peut-être serrés, et puis toute la famille n’est pas très adepte de la culture asiatique. Voyez vous, j’ai peut-être une solution, je vous disais il y quelques temps qu’avec la Casa del Sol, Valladolid proposait presque un petit voyage à Rome, qu’avec le Museo Biblique et Oriental à Leon nous pouvions découvrir des trésors du Moyen-Orient, j’ai en réserve une autre surprise. Le musée oriental de Valladolid. Direction les Philippines, pour comprendre l’origine de ce musée dans une ville sans lien apparent avec l’Asie du XVIe siècle.


            L’histoire commence en 1561 quand cinq augustins partent en tant que missionnaires dans les Philippines. Dès 1584 un couvent est aussi installé en Chine. Ce projet durera quatre siècles, pas moins des deux tiers des missionnaires, répondant à la règle de Saint Augustin, seront passés par le centre de formation de Valladolid, soit près de 2 000. La crise des recrutements du XVIIIe siècle, et oui déjà, avait incité à réunir toute la préparation des missionnaires en un même lieu, ce fut donc Valladolid qui eut cette prérogative. Il faut noter que ces hommes reçoivent un vaste enseignement qui comprend par exemple des sciences naturelles (animales, végétales, minérales). En plus des multiples paroisses et églises, c’est un grand projet scolaire qui sera mis en place, puisque ces missionnaires créeront 60 écoles et une université dans les provinces où ils s'installent.
Le bâtiment actuel fut débuté en 1759. C’est l’architecte Ventura Rodriguez qui dirige le chantier, reconnu, il a déjà œuvré à Madrid, Saragosse ou Cuenca. Son éviction des chantiers du Palais Royal de Madrid à partir de 1759, justement, le pousse à se consacrer à de nouveaux projets comme celui des augustins de Valladolid. Le travaux vont durer un certain temps, problème financier obligeant, et ils ne seront définitivement terminés qu’en 1930.   
               Les envois de pièces d’arts sont réguliers de la part des missionnaires tout au long de leur histoire. Le musée tel qu’il est aujourd’hui date de 1980, mais il existe en réalité depuis 1874. Les collections qui se sont largement étoffées au XIXe siècle, s’organisent et sont installées sous forme d’exposition en 1885 dans l’un des grands salons du centre d’étude. Durant tout le début du XXe siècle on expérimente le classement des collections. La grande impulsion va avoir lieu en 1925, suite à l’Exposition Universelle des Missionnaires. Dans les 24 pavillons provisoires installés dans les jardins du Vatican, 100 000 objets sont exposés, dont certains viennent directement de Valladolid. Tous ne repartirent pas en Espagne, puisque un musée des missionnaires naquit suite au grand succès de l’exposition. Certaines des plus belles pièces sont donc toujours à Rome. On a néanmoins pris conscience de l’importance des pièces que l’on possède. Les années 1950-1960 ne sont pas des meilleures pour l’institution. Vers 1977 on commence à organiser à nouveau l’immense trésor, et le couple royal vient inaugurer les lieux en 1980. Quelques améliorations sont apportées durant les années 1990.


Durant la seconde moitié du XXe siècle les acquisitions permettent d’étendre les collections. Entre 1997 et 2000, l’institution reçoit 300 nouvelles pièces de la part d’un mécène le Dr. SC Cheng. Il accueille aujourd’hui la plus grande collection d’objets d’art venu d’Extrême Orient en Espagne. Pour les spécialistes vous trouverez pour l’art japonais des pièces datant des périodes Edo et Meji (1603 – 1912), pour les Philippines et la Chine des pièces plus anciennes sont visibles, puisque certaines datent, il me semble du Ve siècle. Le musée a tissé des liens forts avec les pays dont les œuvres sont présentées. En 2008 l’empereur du Japon a ainsi décoré, par l’intermédiaire de son ambassadeur, le directeur du musée, pour récompenser le travail de recherche et de diffusion réalisé.
            Il reste dans le grand bâtiment une quarantaine de moines, chargés de faire vivre les lieux, c’est à dire s’occuper de la paroisse, organiser les ateliers, et donner les cours qui préparent les missionnaires du XXIe siècle.




            Comptez au moins une heure pour cette visite, si vous n’êtes pas un passionné de l’art asiatique et que vous ne faîtes que vous promener sans vous pencher en détail sur les pièces proposées. Si vous aimez particulièrement ces civilisations, une longue visite de deux heures ou plus pourrait être envisageable. Si la muséographie n’est pas d’une grande modernité, et que le fait d’être installé dans les sous-sols n’est pas forcément la meilleure mise en valeur, le musée est agréable à parcourir de par ses dix huit salles bien organisées. Pour vous y rendre, depuis la Plaza Mayor par exemple, le plus simple est de rejoindre leCampo Grande, de le traverser pour ressortir juste en face du musée. Ne raté pas cette superbe visite et bon voyage à Valladolid.

             
Pour creuser le sujet c’est par ici :
- DURLIAT Marcel, Rodigez Ventura - (1717-1785), Encyclopædia Universalis 
- CANO DE GARDUQUI GARCIA José Luis, El Museo Oriental del Real Colegiode Agustinos de Valladolid, Real academia de Bellas Artes de San Fernando, n°78, 1994

Intérieur de l'église


samedi 14 mars 2015

La Casa Lis : Bienvenue dans le temple de l'art nouveau et de l'art déco




            J’ai revisité cette année un monument que j’aime beaucoup à Salamanque, la Casa Lis. Deux raisons à ce retour sur les lieux, nous venions d’apprendre que la visite était gratuite le jeudi matin, alors pourquoi se priver, et puis la perspective d’une exposition temporaire portant alors sur Gaudi sut me séduire. La Casa Lis est un monument phare du tourisme à Salamanque, abritant une magnifique collection d’objets art déco dont je vais vous raconter l’origine, le tout sans photos car elles ne sont pas autorisées (les clichés pris en intérieur ont été réalisés dans le café de la Casa Lis)

mercredi 11 mars 2015

Il était une fois… Philippe II, roi architecte ?

           Nouvelle rubrique du blog, promise au mois de septembre, les dossiers il était une fois. Je vous propose non pas une visite particulière, comme j’en ai l’habitude, mais un autre point de vue visant à découvrir la région autrement. Aujourd’hui, pour ce premier essai, je vous propose d’aborder cette région en étudiant ce que nous a légué le roi Philippe II, dans la région, puisque nous l’avons croisé à plusieurs reprises. 
Qui était Philippe II ?
Parlons rapidement des grandes dates de sa vie. Né en 1527 dans le palais Pimentel à Valladolid, il est le fils d’un illustre personnage puisque son père n’est autre que Charles Quint. Question généalogie, il est le maillon d’une chaîne qui unit de grands souverains, en effet, si il est le fils d’un empereur, il est aussi l’arrière-grand-père du roi soleil, Louis XIV. Par sa mère, il est le petit fils du roi du Portugal, Manuel Ier, d'où son titre de roi des Espagnes (Portugal + Espagne). Côté mariage, on citera deux de ses quatre épouses, sa deuxième épouse, Marie Tudor, reine d’Angleterre, qui en fit le prince consort de ce pays quelque temps. Sa troisième femme, est une des filles d’Henri II, roi de France. Quand il décède en 1598, à 71 ans, il a donc joué un rôle important dans les grandes dynasties européennes de son époque. Voilà pour ce qui est de le situer dans vos, lointains, cours d’histoire. Le but n’étant pas, dans cette rubrique, de faire une biographie précise du roi, je vous propose d’aborder le personnage par sa passion pour l’architecture.

la plaza mayor de Valladolid un des legs les plus importants de 
Philippe II à l'histoire de architecture 

Un prince porté par une éducation humaniste
Notre roi a lu le traité de Vitruve, où il trouve des principes qui lui conviennent, équilibre et rigueur. Il faut tout de même préciser que Charles Quint s’est assuré de donner une éducation riche à son successeur, influencé par l’humanisme. Il apprend le grec, la géographie ou encore l’histoire. A la lecture de l’architecte grec, il ajoute aussi les écrits de Copernic, Erasme, Pétrarque et les classiques comme Pline. Philippe II ne fit pas que lire des traités puisqu’il en permit très tôt la publication en délivrant ses premières autorisations, alors qu’il n’était que prince, dès 1552. Si l’architecture domine ses passions c’est un homme lettré et amateur de littérature par exemple. Ce n’est certes pas un homme de bataille, c’est un amoureux de la nature et des arts. Finalement c’est la légende noire d’un roi sévère qui a pris le pas, mais quand on aborde l'homme par ses passions, c'est une personne qui aurait peut-être du être architecte plutôt que roi. A défaut de changer son destin, il a orienté celui d’un autre homme.

lundi 9 mars 2015

Musée romain d'Astorga : l'histoire romaine qui ne séduisait pas les étrangers

(Pas de photos, bien qu'elles soient présentes sur mon disque dur, j'attends toujours l'autorisation de la municipalité pour diffuser mes photos...)


            J’ai gardé un bon souvenir de ma visite d’Astorga. Je vous avais déjà conseillé de dépasser l’unique visite du palais épiscopal en continuant par exemple votre promenade par une étape gourmande au musée du chocolat. A l’achat de votre billet on vous demandera si vous souhaitez prendre une entrée commune avec le musée romain situé non loin de là, cela revenant moins cher que de les acheter séparément. J’ai donc, malgré le peu de temps qu’il me restait, décidé de faire ces deux visites. Je suis allée terminer ma découverte d’Astorga dans ce musée.

jeudi 5 mars 2015

La Casa del Sol : Rome renaît à Valladolid

Galate mourant

            Je vous ai déjà emmenés de l’autre côté de la Méditerranée dans mon dernier article, étant moins ambitieuse aujourd’hui, je vais vous proposer un petit passage à Rome. Oui, lors de votre voyage en Castilla y  León,  vous pouvez découvrir des œuvres identiques à celles que vous pourriez apercevoir aux musées capitolins de Rome par exemple, ou, chez nos amis anglais, au British Museum. J’aurais aussi pu vous parler de cette visite dans la série précédente sur les grandes demeures mais vous allez, j’en suis sûre, rapidement, comprendre mon choix.

dimanche 1 mars 2015

Musée Biblique et Oriental : Il y quelques millénaires de l'autre coté de la Méditerranée...


            La visite que je vous propose aujourd’hui me fait dire que la ville de León compte un peu trop sur sa cathédrale, Gaudi, et San Marcos, pour son attractivité touristique. Il existe un petit musée, peu mis en avant et qui permet pourtant de porter un regard sur l’histoire mondiale, rien que ça. Vous rêvez de voir un sarcophage égyptien, ou de découvrir des bibles venues de civilisation extra-européennes, d’apercevoir des œuvres venues de Mésopotamie ? Venez avec moi visiter le musée de l’institut biblique et oriental caché à deux pas du panthéon royal de San Isidoro.